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Extraits de l'introduction de "Yi King, L'Oracle de la Voie du Cosmos" : "
Carol a commencé à consulter le Yi King en 1971, alors qu’elle
souffrait d’une très grande anxiété. L'oracle
s’adressait à quelque chose en elle qui se trouvait au-delà des mots
et de la raison. Il lui apportait ainsi une nourriture reconstituante dont
elle n’imaginait pas avoir besoin, mais dont elle manquait désespérément.
L’aide a été immédiate. En effet, Carol a aussitôt été guidée vers l’apprentissage
de la méditation, ce qui lui a permis de comprendre
plus profondément les messages du Yi King. C’est à partir de
ces compréhensions que Carol a écrit A Guide to the I Ching
(1980), The Philosophy of the I Ching (1981), The Other Way,
Meditation Experiences Based on the I Ching (1990) et Love, An
Inner Connection, Based on Principles Drawn from the I Ching (1994). Peu
de temps après la publication de ce dernier livre, Carol a pris
conscience que lorsque le Yi King recommandait l’action, il
entendait l’action intérieure, et que, de manière générale,
l’action intérieure consistait à dire le Non intérieur aux
comportements empreints d’ego en soi ou en quelqu’un d’autre. C’était
ce que le Yi King signifiait par « persévérer dans ce qui est
correct ». Cette prise de conscience a permis à Carol de résoudre les
contradictions qu’elle rencontrait fréquemment en consultant le Yi
King, puisque celui-ci semblait conseiller l’acceptation et la
passivité tout autant que l’action. Carol a compris que les
comportements inacceptables auxquels il était nécessaire de dire le Non
intérieur étaient ceux qui empiètent sur l’espace d’autrui, ou ceux
qui sont insensibles, hypocrites, injustes et indifférents. Carol a également
découvert que lorsqu’elle était ferme et constante en disant le Non
intérieur à ce qui était incorrect, aucune action extérieure n’était
nécessaire. Elle a alors compris que des problèmes relationnels
apparaissaient précisément là où une telle ligne de conduite intérieure
n’avait pas été clairement définie dans son propre esprit. Carol
a découvert le Non intérieur en se laissant guider par le Yi King,
grâce auquel elle a pris conscience des limites que chaque personne doit
poser au sein d’une relation amoureuse afin que celle-ci puisse durer.
Ces limites sont liées à un autre principe récurrent du Yi King,
selon lequel aucune relation amoureuse n’est possible si les partenaires
ne respectent pas leur propre dignité. Carol a découvert les principes de
la relation amoureuse en étudiant avec le Sage. Afin d’aider le vrai
soi – que ce soit le notre ou celui d’autrui – à se libérer de la
domination de l’ego, le Non intérieur doit être dit à ce dernier
uniquement. Le dire intérieurement présente l’avantage de ne pas éveiller
de résistance de la part de l’ego, mais aussi d’éviter à l’autre
de perdre la face. Au
cours des années qui ont suivi, Carol a appris à dire le Non intérieur
dans différentes situations, de sorte qu’elle se sentait totalement prête
à écrire un nouveau livre sur le Non intérieur lorsqu’elle a commencé
à travailler avec Hanna, en 1998. Hanna,
de nationalité allemande, a découvert le Yi King en 1982, alors
qu’elle traversait une grave crise dans sa vie. Livrée à elle-même pour en
comprendre les messages, elle a laissé le Yi King parler à ses
sentiments. «J’étais profondément touchée par ses réponses. Je me
rendais compte qu’aucun être humain n’aurait pu décrire aussi
parfaitement l’aspect désespéré de ma situation. Parallèlement, il
m’a convaincu qu’il y avait, dans ma vie, quelque chose de bon que je
devais encore découvrir… quelque chose qui était synonyme de "développement"
et de "nouveau mode de vie", quelque chose qui me comblerait véritablement.
» Titulaire d’une maîtrise d’économie et d’administration des
entreprises, ainsi que de diplômes en langues française et anglaise,
Hanna a demandé au Cosmos de lui révéler quelle était sa véritable
vocation. Avec
le livre du Yi King de Richard Wilhelm dans son sac à dos, elle
est partie pour un voyage de quatre mois aux îles Canaries, dans
l’espoir de retourner en Allemagne avec une idée plus précise de sa
vocation. Elle a rapidement découvert que cette attente était un poids
bien plus lourd que le sac à dos lui-même : elle se reprochait chaque
jour de ne pas encore avoir découvert ce qu’elle ferait à son retour.
Au bout de trois mois, un changement soudain s’est opéré : la tension
avait disparu ! Hanna s’en est tout d’abord inquiétée : se
marginalisait-elle de la société ? Cependant, en examinant ses
sentiments, elle a pris conscience que quelque chose était apparu, qui avait grandi au plus profond d’elle-même. Ce quelque chose était une
confiance dans «l’inconnu », confiance qui s’était développée
jour après jour, au fur et à mesure qu’elle se débrouillait seule en
terre hispanique, et qu’elle se sentait guidée par une entité
qu’elle n’aurait su nommer, mais qui était assurément dotée d’une
nature attentionnée et bienveillante. Elle
avait consulté le Yi King quotidiennement, ne comprenant souvent
qu’une partie de ce qu’il voulait dire, mais gardant toujours
l’esprit ouvert pour permettre à des compréhensions plus profondes de
se produire ultérieurement. C’est donc par l’expérience qu’Hanna a
découvert le sens des hexagrammes. Cette
sincérité dans l’approche de l’oracle a mené Hanna à écrire un
article sur son « Voyage avec le Yi King », en vue d’une
publication dans une compilation intitulée Erfarungen mit dem I Ging
(Expériences vécues avec le Yi King). Cet ouvrage était l’idée
d’Ulf Diederichs, alors à la tête de Diederichs Verlag, maison d’édition
qui, la première, a édité la traduction du Yi King de Richard
Wilhelm en 1924. Hanna a ensuite participé à un film sur le Yi King,
réalisé par la Télévision d’Allemagne de l’Ouest. Son dévouement
pour le Yi King lui a alors offert toujours plus d’opportunités
de témoigner, à l’oral ou à l’écrit, de son expérience de
l’oracle. En 1985, Diederichs Verlag lui a proposé de travailler comme
rédactrice free-lance dans les domaines du Yi King, de la
philosophie et des religions asiatiques, de la mythologie et des contes.
Quatre ans plus tard, un rêve étonnant lui a révélé avec une grande
clarté que le Yi King était précisément la vocation qu’elle
recherchait. Hanna a également compris que ce rêve l’encourageait à
partager ce qu’elle avait appris. Cela a marqué le début d’une
longue période au cours de laquelle elle a enseigné le Yi King,
notamment lors de conférences et de séminaires en Allemagne, en Autriche
et en Suisse. Hanna a également réalisé un reportage sur le Yi King
pour la radio, et a écrit deux livres sur le sujet : I Ging, Das
Orakel- und Weisheitsbuch Chinas (Knaur, 1994), et Leben mit dem I
Ging, Erfahrungen aus Kunst, Therapie, Beruf und Alltag (Diederichs,
1996). En
1988, Hanna a découvert les deux premiers livres de Carol, A Guide to
the I Ching et The Philosophy of the I Ching. Ce qu’elle a
tout particulièrement apprécié, c’est que Carol ait réussi, à
partir de son expérience personnelle du Yi King, à interpréter
les hexagrammes en termes psychologiques et à les exprimer dans une
langue moderne. Elle a aussitôt convaincu Diederichs Verlag que les
livres de Carol constituaient un apport essentiel à leur collection sur
le Yi King, puis les a traduits en allemand. C’est grâce à ces
ouvrages qu’elle a pris conscience de l’existence d’un « Sage »
qui, manifestement, parle à travers le Yi King, et qui était
apparu plusieurs fois à Carol en méditation. Un seul point préoccupait
Hanna : Carol désignait le Sage par « il ». A cette époque, Hanna
explorait la mythologie matriarcale. A la recherche de ses racines féminines,
elle pouvait difficilement accepter que la sagesse soit associée à une
image masculine. Elle a fait part de cette réflexion à Carol et lui a
demandé ce qu’elle en pensait. Carol lui a répondu que si le Sage lui
était toujours apparu sous une forme masculine, son mari l’avait plutôt
perçu, en méditation également, sous une forme féminine. Ceci a marqué
le début d’une correspondance assidue entre Hanna et Carol, chacune
menant l’autre vers de nouvelles découvertes. En 1998, la curiosité et
l’ouverture d’esprit d’Hanna l’ont amenée à déménager aux
Etats-Unis et à unir ses forces à celles de Carol.
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