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Vous
trouverez dans cette page la méthode pour tirer le Yi King, ainsi
que quelques conseils pour en comprendre le message, notamment lorsqu'il
paraît confus. Ce site ayant vocation
à faire connaître les livres de Carol
Anthony et Hanna Moog, nous utilisons ici leur ouvrage intitulé "Yi King, L'Oracle de la Voie
du Cosmos".
Pour
consulter le Yi King, il est nécessaire de se munir du texte du "Yi King, ainsi
que de trois pièces de monnaie.
Le Yi King s’articule autour de 64
hexagrammes (figures à six traits). C’est vers l'un de ces hexagrammes que nous sommes dirigés lorsque nous
"tirons le Yi King".
Tout
d’abord, nous posons notre question intérieurement et le plus sincèrement
possible.
Ensuite, nous lançons les pièces et notons le chiffre qui résulte
de ce premier tirage, sachant que le côté face compte pour trois et que
le côté pile compte pour deux.
Quatre
cas de figure se présentent :
-
trois
faces, soit : 3 + 3 + 3 = 9
-
deux faces
et une pile, soit : 3 + 3 + 2 = 8
-
une face
et deux piles, soit : 3 + 2 + 2 = 7
-
trois
piles donne 2 + 2 + 2 = 6
Si nous
arrivons à un total de 9 ou 7, nous dessinons un trait plein (
) en
laissant de la place au-dessus pour dessiner cinq autres traits. Si
c’est un 9, nous le notons à côté pour nous souvenir. C’est ce
qu’on appelle un trait mutable. Son commentaire nous est plus particulièrement
destiné.
Si nous arrivons à un
total de 8 ou 6, nous dessinons un trait brisé (
)
toujours en laissant de la place au-dessus pour dessiner cinq autres
traits. Si c’est un 6, nous le notons à côté, c’est aussi un trait
mutable, dont le commentaire nous est plus particulièrement destiné.
Puis
nous relançons les pièces une nouvelle fois en suivant la même démarche
et nous dessinons le trait au-dessus du précédent.
En tout, nous tirons
les pièces 6 fois. Nous obtenons ainsi ce qu’on appelle un "hexagramme".
Le tableau
figurant dans le livre du Yi King nous
indique de quel hexagramme il s’agit (les trois traits du bas se lisent
dans la colonne à gauche, et les trois traits du haut dans la ligne en
haut).
Par
exemple, nous tirons 8 la première fois, 8 encore la seconde fois, 9 la
troisième fois, 8 la quatrième fois, 6 la cinquième fois et 8 la sixième
fois.
Nous obtenons le trigramme
Ken en bas et le trigramme K’ouen en
haut, soit La modestie (Hex. 15) avec les 3ème
et 5ème
traits
mutables.
Nous
lisons ensuite le commentaire se rapportant à l’hexagramme que nous
avons reçu. Nous le trouvons dans la première partie du livre. Nous
commençons par le Jugement, puis nous
continuons avec les commentaires des Traits mutables, si nous en avons.
Souvent,
il suffit de lire les commentaires des traits. C'est là que se trouve
l'essence du message qui nous est destiné. C'est pourquoi Carol Anthony
et Hanna Moog recommandent de ne pas procéder à la mutation du premier hexagramme en un
second. Surpris ? Essayez, vous verrez... La méthode rétrospective
des trois pièces utilisée par les auteures est bien plus efficace !
Et
si nous ne comprenons pas le conseil ?
Les métaphores du Yi King sont parfois
obscures... Quelques petites bonnes habitudes pourront aider à y voir plus clair...
-
A une question
se référant à un problème particulier, préférons
une question comme : "Que me conseillez-vous ?" ou "Que dois-je
apprendre ?". Le Sage
qui s'exprime à travers le Yi King répond
toujours à la question la plus importante pour nous au moment où nous le
consultons. Souvent, nous ne réalisons que rétrospectivement que cette
question est effectivement la plus importante.
-
Nous veillons à avoir une
attitude ouverte, modeste et la plus sincère possible. Le Sage du Yi
King n’est pas un ordinateur qui répond noir ou blanc indépendamment
de notre attitude. Comme une personne, il peut se retirer si nous sommes
sceptiques, hostiles ou si nous le mettons au défi de nous prouver que
"ça marche"...
-
Nous
cessons d'attendre du Yi King qu'il nous dise ce que nous
devons faire. Rien ni personne ne peut décider pour nous, car il n'y
a pas de vérité absolue. Il n'existe que des vérités relatives que
nous devons trouver en nous, guidés par la lumière de l'oracle. De
même, nous cessons d'attendre que le Yi King nous dise si nos
projets réussiront ou non, car rien n'est écrit à l'avance. Seules
peuvent être anticipées les conséquences des graines que nous semons de
par notre attitude intérieure ou extérieure. C'est là l'objet Yi King. Et c'est de cette manière que nous
découvrons les principes d'harmonie à l'oeuvre dans le Cosmos. Petit à petit, nous corrigeons nos attitudes, nous "grandissons intérieurement",
et notre vie s'améliore. En fait, une fois que nous avons compris que le Yi King n'est pas une
autorité de sagesse, mais une lumière qui nous éclaire, nous
prenons l'habitude d'observer
à l’intérieur comment résonne le message que nous avons reçu.
Alors, les conseils du Yi King deviennent limpides.
Quelques pistes pour écouter la réponse à
l’intérieur...
-
A quoi le message de l’hexagramme
nous fait-il penser dans le contexte de notre vie, de notre personnalité,
de notre état d’esprit ?
-
Pourrait-il
faire référence à
un événement passé, présent ou futur ?
-
Peut-être le conseil
renvoie-t-il à une pensée intérieure, une hésitation, une peur, une
convoitise... même si elle ne nous a traversé l’esprit que l’espace
d’une seconde ?
-
Certains passages de l’hexagramme
nous parlent-ils plus que d’autres ? Tout ne nous est pas forcément
destiné, ou bien peut-être l’interprétation donnée n’est-elle pas
appropriée pour nous cette fois-ci. Alors, nous revenons au "Jugement"
et aux "Traits",
l’essence du message. A quoi ce "Jugement" et ces
"Traits" nous font-ils penser dans le contexte de notre vie ?
Un peu de méditation...
Nous
fermons les yeux et observons à l’intérieur. Nous laissons les images
et les sons s’élever jusqu’à la surface de la conscience. Si nous ne
trouvons pas immédiatement, la réponse surgira probablement un peu plus
tard, à un moment où nous n'y penserons plus.
Et bien entendu...
Les livres de Carol Anthony et
Hanna Moog nous livrent de multiples clés de compréhension des messages
que nous recevons. Ils nous familiarisent avec le fonctionnement de notre
psychisme et les principes d'harmonie du Cosmos. Les
messages du Yi
King reflétant notre
psychisme et le Cosmos, en connaître le fonctionnement facilite
forcément la compréhension du sens des métaphores...
En outre,
les auteures présentent dans "Yi King, L'Oracle de la Voie
du Cosmos" et "La Philosophie du Yi King" une
méthode permettant de vérifier rétrospectivement si nous avons bien
compris le message. Une méthode à la fois simple et époustouflante ! La
communication avec le Sage qui parle à travers le Yi King n'a
jamais été aussi directe, au point que nous ressentons véritablement sa
présence à nos côtés.
Si
toutefois nous nous sommes vraiment égarés...
Il
peut arriver que nous perdions le contact avec le Sage qui parle à
travers le Yi King parce
que nous nous sommes égarés. Nous ne communiquons alors
plus qu'avec l'ego ! Il n'est donc pas surprenant que les messages ne nous parlent plus...
Or, c'est justement quand nous sommes perdus que nous avons le plus besoin
d'être guidés !
Souvent,
le Sage attend que nous fassions ne serait-ce qu'un pas dans la bonne
direction pour reprendre la communication. Il ne s'abaisse jamais devant
notre ego et ne court jamais après nous. En outre, il sait que nous sommes
capables de faire ce premier pas.
Voici,
pour faire ce pas, quelques suggestions inspirées des livres de Carol
Anthony et Hanna Moog :
-
Nous
n'agissons pas extérieurement (sous la pression et les menaces de
l'ego)
-
Nous
agissons intérieurement : nous disons non intérieurement à l’ego
en nous, à l’ego en d'autres personnes, à nos fausses croyances et aux
schémas erronés avec lesquels nous fonctionnons, puis nous confions
nos problèmes au Cosmos qui les résoudra
par une transformation en profondeur de la situation)
-
Nous
nous ouvrons à l’amour du Cosmos
(énergie vitale)
-
Nous
abandonnons, ne serait-ce qu'un instant, nos doutes dans la Voie du Cosmos
(c'est-à-dire la manière de faire du Cosmos). Nous lui laissons sa
chance en quelque sorte.
-
Nous
invoquons
les Aides
du Cosmos (les forces invisibles qui sont là pour nous aider) dans tout ce que
nous faisons
-
Nous
écoutons notre sentiment*, par l'intermédiaire de nos sens, et
nous le suivons
-
Nous
ne cherchons pas à "faire" ou à nous "parfaire", mais plutôt à nous
"défaire" : nous ne cherchons pas à devenir quelque chose que
nous ne serions pas déjà ; nous reconnaissons simplement l’ego** et
nous le déprogrammons, sans rien reprogrammer, puisque notre vraie nature est déjà parfaite
-
Nous
faisons preuve de modestie et d’humilité : nous tenons notre
juste
place dans le Cosmos (pas plus, mais pas moins non plus)
-
Nous
nous retirons si l’ego en l’autre est présent (sinon, cela
revient à "se gaspiller")
-
Nous
avançons si l’ego en l’autre s’est effacé
et a laissé la place
à sa vraie nature (nous veillons à ne pas « faire une croix » sur les autres)
-
Nous
nous disciplinons : nous gardons toujours les commandes en
nous-mêmes, en ne nous laissant pas envahir par les peurs, les doutes, les désirs
-
Nous
veillons à rester patient : nous ne surveillons pas les résultats
-
Nous
veillons à demeurer "innocent" : nous n'anticipons
pas ni ne comparons, nous nous occupons uniquement de ce qu’il y a juste devant nous
-
Nous
faisons "le ménage" à l’intérieur
: nous observons nos pensées et notre état d'esprit, et "jetons" tout ce
qui n'est pas correct
-
Nous
nous pardonnons nos erreurs,
la culpabilité empêchant d'avancer
-
Nous
ne nous
octroyons pas le
mérite d’une réussite...
*
Ecouter ses vrais sentiments par le biais des sens :
-
Les 5 sens intérieurs de l’odorat, du toucher, de l’ouïe,
du goût et de la vue (par exemple, reconnaître quand une situation
"sent mauvais")
-
Le
"bon sens" : sens de l’intégrité,
sens de l’injustice, sens de la dignité et du respect de soi,
sens de la prudence
naturelle, sens de la
vérité, sens de ce qui est juste, sens des limites, sens de ce qui est
approprié, sens de la loyauté envers sa vérité intérieure,
sens de
l'égalité, sens du danger, etc.
**
Reconnaître l’ego :
(A
noter qu'il ne s'agit pas ici de l'ego au sens freudien, le moi. Au
contraire, l'ego désigne ici un ensemble d'éléments qui n'appartiennent
ni au vrai soi ni à la réalité du Cosmos.)
-
les peurs
-
les doutes
-
la culpabilité
-
l’apitoiement sur soi-même
-
le sentiment de dévalorisation
-
le sentiment d’être victime
-
la fierté blessée
-
l’ambition
-
l'effort
ou la lutte pour parvenir à un résultat
-
la prétention
-
l’arrogance
-
le
sentiment de supériorité morale
-
le
sentiment d'avoir raison
-
le
sentiment d'être plus vertueux que les autres
-
l’impatience
-
l’exigence
-
la jalousie
-
la possessivité
-
la désaffection
-
l'indifférence
-
le contrôle
sur les choses, les gens, les événements
-
les comparaisons
-
les jugements
-
le bavardage intérieur
-
les images
que l'on a de soi-même
-
l’indulgence envers l’ego
d'autrui
-
la
(fausse) loyauté envers des personnes ou des institutions
collectives agissant incorrectement
-
la défiance envers la Voie du Cosmos
-
les
attentes...
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